"Philippe Fragione est né le 17 septembre 1968 à Marseille dans une famille d'immigrés italiens (Naples). Passionné par l'Egypte ancienne, il choisira pour pseudonyme Akhenaton, le nom d'un pharaon. On le connaît aussi sous d'autres blazes : AKH, Chill, Sentenza, etc. A Marseille Akhenaton vivait avec sa mère, et c'est lors d'une visite chez son père qui habitait à New York qu'il va découvrir le rap. Il n'a à cette époque que 17 ans mais déjà la volonté de rapper. Ce sont ses rencontre avec Shurik'N, Kheops, Imhotep qui vont lui permettre de monter son groupe, IAM, future référence du rap français. Incontestable leader du groupe, il profite de son charisme, de sa facilité de parole et de sa sincérité pour promouvoir le hip-hop en France, notamment auprès des médias, à une époque où le paysage rap de l'hexagone est désertique.
Après un succès remarquable avec IAM, il est temps pour Akhenaton de lancer sa carrière solo. Tout commence en 1995 avec « Métèque et Mate », album où il traite des sujets tels que la mafia, sa mère, les travers de la société, etc., et une fois encore le public se montre réceptif avec 300000 exemplaires écoulés. A partir de là les activités de Chill se diversifient. Il mène donc à la fois sa carrière solo et poursuit bien entendu l'aventure avec IAM, et à cela il faut ajouter la création d'un label « Côté obscur », et une maison d'édition « La cosca ». La prochaine étape de sa diversification sera le cinéma. Tout d'abord en 1998 avec la B.O. de « Taxi » (il obtiendra la victoire de la musique de la meilleure B.O. en 1999). Ensuite en 2000 il co-réalise le film qui se déroule Marseille, « Comme un aimant », film pour lequel il écrit également la B.O., dont le hit « Belsunce Break down » interprété par Bouga est issu.
En 2001 il poursuit son parcours solo avec son 2ème opus, « Sol Invictus », qui se vendra à 175000 exemplaires. On retrouve tout au long des 18 titres de l'album le discours percutant caractéristique de Chill, le tout dans une atmosphère plutôt nostalgique et très tournée vers le passé. A noter aussi que cette fois-ci Akhenaton a invité du monde à ses côtés (Dadoo, Shurik'N, etc.), ce qui n'avait pas été le cas pour « Métèque et mate ».
En 2002, AKH enchaîne avec son 3eme album, « Black Album », qui contient des morceaux préparé pour le second opus mais qui n'avaient finalement pas été retenus, plus quelques inédits.
En parallèle de son travail sur ses propres opus, Akhenaton est aussi en préparation du nouveau IAM, Revoir un printemps, qui verra le jour fin 2003, après des sessions d'enregistrement à Paris, New York et Marseille, et quelques collaborations prestigieuses (Method Man & Redman, Syleena Johnson, Beyonce, etc.).
Les deux derniers arrivages du rappeur marseillais, « Double Chill Burger » et « Soldats de Fortune », datent de 2005 et 2006. Le premier est en quelque sorte un best of comprenant donc les plus grands classiques du MC et 8 inédits. Le deuxième est un véritable album, sorti sur le label indépendant d'Akhenaton (361 Records), dans lequel le rappeur traite divers sujets de société qui lui tiennent à c½ur, toujours avec la même facilité pour trouver les mots justes. Quelques titres plus divertissants sont également présents sur le disque, comme Akhenaton à l'habitude de le faire, histoire de ne pas plonger dans une grosse dépression à l'écoute des 23 morceaux!
Akhenaton est donc un artiste complet, à la fois rappeur à succès (tant en groupe qu'en solo), producteur à succès (avec les Psy4 de la rime par exemple!), et auteur de quelques incursions réussies dans le domaine cinématographique (victoire de la musique pour la B.O. de « Taxi » et co-réalisation du film « Comme un aimant »).
Il est aussi un des artistes les plus médiatiques de la scène rap française. D'une part du fait de son ancienneté qui lui confère respect et crédibilité. Et d'autre part parce que son discours, clair et bien pensé, lui permet de porter un jugement réfléchi et cohérent sur des problèmes de sociétés qui lui tiennent à c½ur et surtout d'être écouté par le public, ce qui n'est pas le cas de tous les rappeurs..."